Dernière mise à jour :
Tarifs en vigueur
| Tarif (par personne, par nuit) | Tarif | En vigueur depuis le | Base légale |
|---|---|---|---|
| Meublé de tourisme non classé | 1-5% of nightly cost per person, capped | current | CGCT art. L2333-30 |
| Plafond 2026 du tarif non classé à Paris | EUR 15.93 | 1er janvier 2026 | Paris tariff deliberation 2026 |
| Taxe additionnelle départementale | 10% | 1er janvier 2026 | CGCT L3333-1 |
| Taxe additionnelle régionale d'Île-de-France | 15% | 1er janvier 2026 | CGCT; LF 2025/2026 |
| Taxe additionnelle Île-de-France Mobilités | 200% | 1er janvier 2026 | CGCT L2531-17 |
Tarifs vérifiés sur les sources officielles ci-dessus le 28 juillet 2026. Les tarifs évoluent par décision locale ; confirmez le montant en vigueur auprès de l'autorité avant de vous y fier.
À retenir
- Pour un meublé non classé, la taxe de séjour française est de 1% à 5% du coût par personne et par nuitée, plafonnée au tarif maximal local.
- Des taxes additionnelles s'y cumulent : 10% au titre du département, plus 15% au titre de la région et une taxe de 200% Île-de-France Mobilités en Île-de-France.
- Pour 2026, Paris plafonne le tarif non classé à EUR 15.93 par personne et par nuitée.
- Faire classer un meublé de tourisme remplace le pourcentage par un tarif fixe selon la catégorie, souvent moins cher pour les annonces à prix élevé.
- Les plateformes collectent et reversent depuis le dispositif de 2019, mais les réservations en direct et hors plateforme restent de votre responsabilité.
Comment fonctionne la taxe de séjour
La taxe de séjour, l'impôt touristique en France, est fixée par chaque commune ou intercommunalité (EPCI), et non par l'État. Elle est due par adulte et par nuitée, par les voyageurs qui ne sont pas domiciliés dans la zone d'imposition, et elle apparaît séparément du loyer. Il n'existe pas de tarif national unique : chaque commune adopte sa propre grille tarifaire tous les ans et décide de son mode de collecte. La plupart des communes qui comptent pour la location courte durée appliquent la méthode « au réel », dans laquelle vous comptez les nuitées effectives et appliquez le tarif local. Ce tarif dépend du classement de votre hébergement, et ce seul élément détermine l'essentiel de ce que vous paierez.
Au réel ou forfaitaire
Il existe deux régimes de collecte. Dans le régime « au réel », la taxe repose sur le nombre réel de voyageurs et de nuitées : c'est sur cette base que les plateformes collectent et c'est le régime auquel la plupart des hôtes en location courte durée ont affaire. Une minorité de communes appliquent la méthode « au forfait », une somme forfaitaire calculée sur la capacité d'accueil et un taux d'occupation théorique, facturée à l'hébergeur quelles que soient les réservations réelles. Vérifiez lequel votre commune applique, car cela détermine qui doit quoi, et quand.
Les meublés non classés paient un pourcentage
Si votre logement est un meublé de tourisme non classé (un meublé qui n'est pas classé, ou qui est encore en attente de classement), le tarif n'est pas un montant fixe en euros. C'est un pourcentage : 1% à 5% du coût par personne de la nuitée, plafonné au tarif fixe le plus élevé adopté par la collectivité. Plus le prix de la nuitée est élevé, plus la taxe augmente, jusqu'à atteindre ce plafond. L'estimateur de cette page vous donne un montant indicatif par nuitée dès que vous saisissez un prix ; considérez-le comme un point de départ, puis vérifiez le tarif local exact avant de vous y fier.
Les taxes additionnelles s'ajoutent
Le pourcentage affiché n'est pas la facture complète. Une taxe additionnelle départementale de 10% s'applique dans la plupart des départements (chaque département choisit de l'adopter). En Île-de-France, une taxe additionnelle régionale de 15% vient s'y ajouter, et par-dessus s'ajoute encore la taxe additionnelle Île-de-France Mobilités de 200%. Ces taxes se cumulent, et c'est ce qui explique le montant de la taxe sur les nuitées parisiennes.
Paris en 2026
Pour 2026, Paris plafonne le tarif non classé à EUR 15.93 par personne et par nuitée. Ce chiffre n'a rien d'arbitraire : il correspond au total « tout compris » de la catégorie supérieure « palace », soit une base de EUR 4.90 portée à EUR 15.93 par les taxes additionnelles. Ainsi, quel que soit le prix d'une annonce parisienne non classée, la taxe par personne et par nuitée n'ira pas au-delà. Vérifiez la délibération parisienne en vigueur avant de fixer vos prix, car les communes révisent leurs tarifs chaque année.
L'arbitrage du classement
Voici le levier que beaucoup d'hôtes négligent. Un meublé de tourisme classé acquitte un tarif fixe par nuitée selon sa catégorie d'étoiles, et non un pourcentage du prix. Pour une annonce à prix élevé, le tarif fixe applicable au classé est souvent bien inférieur au montant de 5% du non classé, et il reste prévisible d'une nuitée à l'autre. Faire classer votre logement par un organisme accrédité peut réduire la taxe payée par vos voyageurs et la rendre stable. Il vaut la peine de simuler les deux options en fonction de votre prix moyen par nuitée avant de trancher.
Qui est exonéré
Selon service-public.fr, les personnes de moins de 18 ans ne paient pas la taxe de séjour, et certains statuts, comme les travailleurs saisonniers et les personnes en hébergement d'urgence, en sont exonérés au titre des règles nationales. La taxe est due par le voyageur adulte pour chaque nuitée, et vous l'affichez séparément du loyer. Conservez les justificatifs d'exonération avec le registre de vos voyageurs, afin que les montants que vous déclarez correspondent aux nuitées que vous avez réellement facturées.
Trouver votre tarif local
Comme chaque commune fixe ses propres montants, il n'y a pas de tarif national unique à retenir. De nombreuses communes publient leurs tarifs via taxesejour.fr, et votre commune ou votre EPCI peut confirmer la grille en vigueur et vous dire si elle collecte au réel ou au forfait. Les tarifs évoluent chaque année par décision locale, alors vérifiez-les de nouveau avant chaque saison.
Les plateformes collectent, mais vos obligations ne disparaissent pas
Les plateformes numériques qui encaissent le paiement doivent collecter la taxe de séjour et la reverser deux fois par an, au plus tard le 30 juin et le 31 décembre, sous leur propre responsabilité. Cette obligation est inscrite dans la loi depuis le 1er janvier 2019 (les pages d'aide d'Airbnb présentent le dispositif comme s'appliquant depuis janvier 2020 ; la date légale sur legifrance est 2019). Airbnb collecte automatiquement dans les communes qui appliquent la taxe au réel, et pour ces réservations, vous n'avez rien à faire au titre de la collecte ni du reversement.
Ce que la collecte par les plateformes ne fait pas, c'est mettre fin à vos obligations en location courte durée. Les réservations en direct et les séjours passés par des canaux qui ne collectent pas restent à votre charge : appliquez le bon tarif, encaissez-le auprès du voyageur, et reversez-le à la commune selon son échéancier. De nombreuses communes exigent aussi un numéro d'enregistrement et une autorisation de louer avant la mise en ligne, et les obligations de déclaration des voyageurs vont de pair avec la taxe.
Réconcilier les canaux
Pour un hôte multicanal, le point de friction n'est pas le tarif, c'est le rapprochement. Une plateforme qui collecte reverse ce qu'elle a encaissé en son propre nom, si bien que ces nuitées vous échappent. Tout le reste, les réservations en direct, les réservations par téléphone, les canaux qui ne collectent pas, reste à votre charge, et vous appliquez à chacune le même tarif communal. Lorsque vous rapprochez ce qu'une plateforme a déclaré de vos propres registres de réservation, de petits écarts sont normaux, et les montants qu'une commune peut vous réclamer plus tard sont ceux que vous étiez tenu de collecter. Tenir un registre unique et propre de chaque nuitée, en indiquant qui a collecté la taxe, est ce qui permet de faire concorder les chiffres de la commune et les vôtres. Rien de tout cela ne constitue un conseil fiscal ; vérifiez votre situation auprès de votre commune avant toute déclaration.
Estimez votre taxe de séjour
- Par adulte et par nuit
- 6,09 €
- Par nuit (tous les assujettis)
- 12,19 €
- Adultes assujettis
- 2
